La plongée à Oran intrigue de plus en plus les passionnés de Méditerranée. La ville dévoile un littoral varié, encore préservé. Reliefs rocheux, criques abritées et îlots offrent des sites méconnus. Pour les Plongeurs confirmés comme pour ceux qui veulent progresser, les fonds oranais réservent des surprises authentiques. Entre herbiers, tombants et vie marine, chaque immersion garde un parfum d’exploration. Ainsi, Oran s’impose peu à peu comme une escale différente en Méditerranée.
Les sites de plongée autour d’Oran
Criques de Madagh – Niveau : débutant
À une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Oran, les criques de Madagh forment un site parfait pour débuter. L’eau y est claire, la pente douce et les herbiers couvrent les rochers. Ce cadre calme permet aux débutants de s’immerger sans stress. Les herbiers et les rochers accueillent gobies, blennies, nudibranches et autres petits habitants discrets. En été, la visibilité reste souvent excellente. On distingue alors des bancs de saupes et de castagnoles qui se déplacent en nuages compacts. Le relief, doux mais découpé, offre de petits passages et même quelques arches naturelles formées par l’érosion. Dès lors, le palier de sécurité se transforme presque en balade côtière, au milieu d’une eau turquoise. C’est une plongée paisible, accessible, parfaite pour les premières bulles ou pour se remettre en confiance.
Île Plane (Paloma) – Niveau : intermédiaire
Au large de Bousfer plage, l’Île Plane, aussi appelée Paloma, attire depuis longtemps les plongeurs oranais. Ses reliefs alternent plateaux rocheux, failles verticales et couloirs étroits. Cette diversité fait le charme du site. Les plongeurs de niveau intermédiaire y trouvent une belle variété de paysages et d’espèces. La faune y est abondante : sars, dorades, murènes et gorgones colorées tapissent les parois. Les courants peuvent changer selon les jours et donner plus de caractère à l’immersion. Une bonne maîtrise de la flottabilité reste essentielle pour profiter de l’ensemble du parcours. De plus, la visibilité, souvent bonne, permet de profiter des jeux de lumière entre les rochers. C’est un site complet, qui offre à la fois exploration, observation et sensations.
L’Île Plane est encore préservée. On y plonge loin du tumulte touristique, dans une ambiance qui rappelle les côtes méditerranéennes d’autrefois. Les sorties se font le matin, lorsque la mer est encore calme. En surface, l’îlot semble discret, mais sous l’eau il cache un véritable labyrinthe naturel. Ainsi, ce site reste l’un des plus emblématiques de la région.
Cap Carbon – Niveau : confirmé
À proximité d’Arzew, le Cap Carbon est une plongée plus exigeante. Le site se compose de parois rocheuses abruptes qui descendent bien au-delà des trente mètres. Le relief impressionne, avec ses surplombs et ses anfractuosités sombres. Une lampe est indispensable pour explorer les zones les plus profondes. Ici, les plongeurs confirmés évoluent dans une ambiance technique. Les rencontres sont à la hauteur de l’effort : mérous immobiles, congres tapis dans les failles, barracudas en chasse. Parfois, un banc de pélagiques passe au large, silhouettes rapides dans la lumière bleutée. Le site demande préparation et rigueur. Le courant peut surprendre, la houle compliquer l’entrée à l’eau. Cependant, pour ceux qui cherchent une plongée engagée, Cap Carbon reste une expérience marquante.
C’est un lieu qui combine intensité et beauté brute. Chaque descente rappelle que la mer garde ses secrets et que seule la maîtrise permet de les approcher. Par ailleurs, les plongeurs qui connaissent ce site en parlent comme d’un terrain de jeu exigeant mais fascinant.
Rejoindre cette destination
Oran bénéficie d’un aéroport international situé à une quinzaine de kilomètres du centre. Des vols directs relient la ville à Paris et Marseille, mais aussi à d’autres grandes capitales méditerranéennes. Pour les plongeurs venant de France, le trajet reste simple et rapide.
Il existe aussi des liaisons maritimes. Des ferries partent de Marseille ou d’Alicante et rejoignent Oran, une option appréciée par certains plongeurs qui préfèrent voyager avec leur matériel sans contrainte aérienne. Une fois sur place, louer une voiture est recommandé. Les sites de Madagh ou Bousfer nécessitent souvent un accès routier avant d’embarquer en bateau. Les routes sont praticables, bien que sinueuses par endroits.
Un visa peut être exigé selon la nationalité. Mieux vaut anticiper cette démarche pour éviter tout contretemps. Ainsi, avec un peu d’organisation, on rejoint facilement la côte et ses spots, prêts à plonger dès les premières heures du séjour.
Meilleure période pour plonger
La saison de plongée à Oran s’apprécie surtout de mai à octobre. Durant cette période, la température de l’eau varie entre 20 et 25 °C. La mer est plus stable et la visibilité dépasse souvent les 15 à 20 mètres. C’est le moment idéal pour profiter des reliefs et de la lumière qui inonde les sites peu profonds.
En juillet et août, la chaleur attire plus de vacanciers sur le littoral. Cependant, les clubs locaux restent loin de la fréquentation massive que l’on connaît dans d’autres pays méditerranéens. Septembre et octobre sont des mois parfaits : la mer reste chaude, l’affluence diminue, et les conditions sont souvent excellentes pour les plongées plus techniques.
Le printemps, en avril et mai, propose une mer qui se réchauffe progressivement. Les passionnés y trouvent des conditions agréables, avec parfois une faune plus active après l’hiver. En revanche, l’hiver est moins favorable. La météo se fait imprévisible, les clubs réduisent leur activité, et la mer devient plus froide, rendant l’expérience plus rude. Dès lors, beaucoup de plongeurs attendent le retour des beaux jours pour profiter à nouveau du littoral.
Ambiance de la destination
Oran séduit par son mélange de culture méditerranéenne et d’énergie algérienne. Après la plongée, l’ambiance reste conviviale. On partage volontiers un thé à la menthe, un plat de poisson frais ou quelques spécialités locales dans un restaurant du port. Les discussions se prolongent sur les courants, les sites encore secrets et les découvertes du jour. L’authenticité de la plongée à Oran se retrouve aussi dans ces moments d’échange simples et chaleureux. La ville vit intensément en surface. Les cafés s’animent en soirée, la musique résonne dans les ruelles et la corniche invite à la promenade. Ce contraste entre effervescence terrestre et silence sous-marin renforce le charme de la destination.
Le Aqua Dive Club Sportif Amateur Oran est l’un des centres les plus actifs de la région. Basé sur la côte, il organise des sorties variées, de la découverte aux plongées profondes. Les moniteurs connaissent parfaitement chaque site. L’encadrement est sérieux, et l’ambiance reste détendue. Le club est devenu une référence pour la plongée à Oran, avec des sorties adaptées à tous les profils. Les briefings se font en arabe ou en anglais, mais certains moniteurs assurent aussi des explications en français. Ainsi, les plongeurs venus d’Europe trouvent facilement leurs repères avant l’immersion.
Pour l’hébergement, l’hôtel Le Galion à Aïn El Turk s’impose comme une option appréciée. Proche des plages et des clubs, il combine simplicité, confort et vue sur la mer. Plusieurs plongeurs le recommandent pour son emplacement pratique, qui permet de partir tôt le matin sans perdre de temps. L’accueil y est chaleureux, et l’ambiance conviviale se poursuit après les plongées, autour d’un repas ou d’un coucher de soleil sur la baie. En effet, pour qui recherche des sites préservés et une atmosphère méditerranéenne, la plongée à Oran reste une expérience unique.

