Peu de Plongeurs francophones imaginent la capitale azerbaïdjanaise comme une destination sous-marine. Pourtant, la plongée à Bakou révèle un univers inattendu, bien différent des récifs tropicaux connus. La mer Caspienne propose un décor brut, marqué par l’histoire industrielle et des reliefs singuliers. Ainsi, chaque immersion devient une véritable exploration. Ici, la faune reste discrète, mais l’expérience surprend par son caractère rare et insolite.
Les fonds caspiens présentent généralement peu de profondeur. De plus, les courants demeurent limités, ce qui facilite l’accès aux zones côtières. La visibilité varie selon la météo, mais elle permet tout de même de découvrir des structures métalliques, des roches érodées et parfois des traces du passé soviétique. En effet, la plongée à Bakou exige toujours une autorisation de la marine. Cependant, les clubs locaux accompagnent les plongeurs dans ces démarches, ce qui rend l’aventure plus accessible. Ainsi, chaque sortie prend des allures d’expédition organisée avec précision.
Sites de plongée à Bakou
Pirallahi / Dardanel – Niveau : débutant
L’île de Pirallahi, à l’est de la ville, constitue un site d’initiation idéal. En effet, les profondeurs varient entre 4 et 6 m seulement. Par conséquent, les conditions rassurent les plongeurs novices. Les courants restent faibles et l’environnement se prête parfaitement aux baptêmes ou aux premières certifications. De plus, l’îlot voisin de Dardanel enrichit parfois les sorties. Ainsi, la plongée à Bakou débute dans un cadre calme et rassurant que l’on rejoint rapidement depuis le port.
La particularité de Pirallahi vient aussi de son atmosphère. À la surface, l’île garde des traces de son rôle militaire et industriel. Sous l’eau, les fonds sablonneux alternent avec des zones rocheuses. La visibilité change selon le vent, mais la progression reste aisée. Ainsi, même les plongeurs peu expérimentés repartent avec l’impression d’avoir exploré un site singulier, loin des zones touristiques.
Archipel d’Absheron – Niveau : intermédiaire
Autour de la péninsule d’Absheron, plusieurs petites îles rocheuses composent un archipel propice aux plongées intermédiaires. Les reliefs se montrent plus accidentés et la profondeur atteint 12 m. Par ailleurs, les plongeurs rencontrent des algues épaisses, des bancs de mulets et parfois des phoques caspiens. Ces rencontres rares marquent les esprits. Surtout, l’ambiance du site étonne. En effet, on évolue parmi des structures métalliques immergées et des roches sculptées par le temps. L’ensemble compose un décor unique. Ainsi, la plongée à Bakou se vit ici comme une expérience hybride, entre nature et mémoire industrielle.
Les plongeurs intermédiaires apprécient particulièrement la diversité des reliefs. Certaines zones offrent des cavités accessibles, tandis que d’autres dévoilent des parois abruptes tombant vers le sable. Les plateformes pétrolières visibles à l’horizon rappellent en permanence le rôle stratégique de la Caspienne. Ce contraste permanent renforce le sentiment de pratiquer une plongée vraiment atypique. Ainsi, chaque immersion combine découverte géologique et immersion dans l’histoire contemporaine de l’Azerbaïdjan.
Réservoir de Mingachevir – Niveau : confirmé
À quatre ou cinq heures de route de la capitale, le réservoir de Mingachevir révèle un tout autre visage. Ce vaste lac artificiel engloutit d’anciens villages et conserve encore des structures visibles sous l’eau. Par conséquent, les plongées atteignent facilement 20 à 30 m. Elles demandent donc une solide maîtrise technique et une préparation adaptée. De plus, l’eau douce ajoute une complexité supplémentaire. Cependant, cette extension au-delà de Bakou récompense les plongeurs confirmés par une ambiance unique. En effet, peu d’endroits permettent d’explorer des vestiges engloutis dans un cadre aussi inhabituel. C’est pourquoi ce site figure parmi les plus insolites du pays.
La plongée à Mingachevir se distingue aussi par son ambiance presque mystérieuse. Lorsque les conditions le permettent, la visibilité dévoile les silhouettes d’arbres noyés et de murs effondrés. Ainsi, le plongeur ressent une impression saisissante d’exploration archéologique. Contrairement aux eaux salées du Caspien, l’eau douce modifie la flottabilité et impose des réglages précis. Par conséquent, seuls les plongeurs aguerris profitent pleinement de cette expérience.
Rejoindre Bakou pour plonger
Bakou se rejoint facilement grâce à l’aéroport international Heydar Aliyev. En effet, plusieurs compagnies assurent des liaisons directes ou avec correspondance depuis l’Europe et le Moyen-Orient. L’aéroport se situe à une vingtaine de kilomètres du centre-ville. Ainsi, un transfert en taxi, navette ou bus permet de rejoindre rapidement la capitale.
Depuis Bakou, les plongeurs accèdent aux zones côtières pour embarquer vers les îles de la péninsule d’Absheron. Pour atteindre le réservoir de Mingachevir, il faut prévoir un trajet de plusieurs heures par la route. Par conséquent, mieux vaut organiser ce déplacement à l’avance, souvent en véhicule privé ou en transfert dédié.
Meilleure période pour plonger
La plongée à Bakou se pratique surtout de fin mai à fin octobre. En effet, cette période correspond aux meilleures conditions météo. Ainsi, l’eau se réchauffe, la visibilité gagne en stabilité et la mer s’apaise. De plus, les sites peu profonds s’ouvrent régulièrement aux plongeurs. En dehors de ces mois, la température chute vite et les vents compliquent les immersions. Par conséquent, l’hiver ne convient pas aux sorties dans le Caspien. Pour profiter d’une expérience agréable, il faut privilégier la saison estivale.
Les plongeurs locaux expliquent que septembre reste le mois le plus intéressant. En effet, l’eau atteint alors une température optimale et les journées restent longues. Ainsi, on bénéficie de conditions idéales pour multiplier les immersions. Au printemps, la météo reste imprévisible, ce qui peut limiter les sorties. À l’inverse, l’automne tardif plonge la région dans un climat trop froid pour profiter pleinement de la mer.
Ambiance locale, club et hébergement
Bakou étonne par son ambiance. En effet, les plongeurs évoluent dans une capitale moderne dominée par les gratte-ciel et les raffineries. Cependant, la vieille ville classée UNESCO rappelle une atmosphère historique et chaleureuse. Ce contraste se prolonge sous l’eau, où reliefs industriels et paysages naturels se côtoient. Ainsi, la plongée à Bakou devient à la fois une expérience culturelle et aquatique.
Le Baku Scuba Diving and Freediving Center représente l’adresse de référence. Affilié à PADI, il propose des formations complètes, du niveau débutant aux spécialisations avancées. Les instructeurs parlent anglais, russe, azéri et turc. De plus, ils accompagnent les démarches administratives nécessaires pour obtenir les autorisations de plongée. Même si le français n’est pas proposé, l’accueil demeure professionnel et précis. Ainsi, ce club encadre des sorties sécurisées et enrichissantes.
Côté hébergement, l’Art Club Hotel séduit de nombreux voyageurs. Situé dans le centre historique, il permet de profiter à la fois de la ville et de la mer. Ses chambres confortables et son atmosphère conviviale plaisent particulièrement aux plongeurs. Pour ceux qui choisissent Mingachevir, le Kur Hotel offre une solution pratique. Installé au bord du lac, il combine une vue agréable et le confort nécessaire pour préparer des immersions dans ce site atypique.

